ALLOCUTION DE MONSEIGNEUR PAUL Y. OUEDRAOGO

université de Bobo
vendredi 23 septembre 2011
par  Ab Joseph KINDA
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Archevêque de Bobo, Mgr Paul est l’ordinaire qui a sur son diocèse l’université catholique membre de l’UCAO. Voici l’allocution qu’il a livrée à l’occasion de l’ouverture du mini colloque tenu dans les locaux du cesao où se trouve l’unité universitaire dans l’attente de ses futurs locaux

Excellences, Mesdames et Messieurs, Chers amis, Je voudrais en ma qualité d’ordinaire de ce lieu, souhaiter à tous la bienvenue dans cette ville de Sya, siège d’un certain nombre d’organisations internationales de recherche scientifique. Bobo-Dioulasso regroupe en effet des établissements de recherche scientifique qui vont de plus en plus faire la fierté de notre capitale économique dans le domaine intellectuel. Nous le savons cependant, l’administration de l’UCAO/UUB connait des difficultés réelles à recruter des professeurs permanents, résidant à Bobo ; « c’est à Ouaga qu’on fait des affaires » n’est-ce pas ? Mais quelles affaires ? Plaise à Dieu que Sya soit la ville où l’on fera les affaires de la science ! Oui, je reste convaincu que notre ville peut devenir un des pôles importants de la recherche scientifique régionale et même internationale. Notre Université Catholique s’inscrit dans la ligne du Plan de Dieu, un Plan de Salut de l’homme et de tout l’homme. Elle traduit sa catholicité dans son ouverture à tous les soucis, préoccupations et espoirs des hommes à travers l’histoire et le temps. Le 2ème Concile du Vatican recevait déjà cette lumière de la foi quand il affirmait dans la Constitution pastorale Gaudium et Spes : « Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout, et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies, les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœurs » (G.S n° 1). Le colloque organisé par l’Unité universitaire de l’UCAO ici à Bobo va engager, chers professeurs et enseignants, notre esprit de chercheurs, en quête permanente de vérité ; « la vérité rend libre » nous dit l’Evangile. Et la vie du Christ en est d’ailleurs le témoignage éloquent. Alors je souhaite que la recherche de vérité rende vos esprits libres pour continuer d’aller toujours de avant ; Saint Augustin (Patron de l’UCAO) ne dit-il pas que l’homme de science cherche pour trouver et trouve pour chercher de nouveau ! Je trouver par ailleurs qu’il y a une joie subtile dans toute recherche scientifique, parce que celle-ci invite toujours au partage des résultats. Et là aussi se trouve le propre d’une université : partager, procurer la joie de la découverte ! Pour sûr, l’Université catholique partage avec les autres Universités ce gaudium de veritate (la joie née de la vérité), si cher à Saint Augustin (cf. Confessions X, XXIII, 33) : la joie de rechercher la vérité, de la découvrir et de la communiquer dans tous les domaines de la connaissance humaine. Au demeurant, la tache principale de l’Université catholique, s’il fallait le rappeler, est « d’unifier existentiellement, dans le travail intellectuel, deux ordres de réalités qu’on a souvent tendance à opposer comme si elles étaient antinomiques : la recherche de la vérité et la certitude de connaître déjà la source de la vérité » (cf. Jean-Paul II, Discours à l’Institut catholique de Paris, 1er juin 1980). Dès lors, le propre de la vie universitaire qui enrichit intérieurement le chercheur, l’enseignant, ainsi que l’apprenant, c’est « l’ardente recherche de la vérité et sa transmission désintéressée aux jeunes et à tous ceux qui apprennent à raisonner avec rigueur, pour agir avec rectitude et mieux servir la société humaine ». C’est à mon avis, l’expérience qui doit stimuler l’ardeur de tout intervenant de l’UCAO/UUB. L’argumentaire de ce colloque a exprimé très clairement l’objectif principal visé dans ces assises intellectuelles ; il s’agit de faire contribuer l’UCAO/UUB à la renaissance de l’homme noir débarrassé de ses complexes infantilisants. Nous sommes alors dans la ligne des préoccupations pastorales de la Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest (CERAO). C’était déjà le souci que le Cardinal ZOUNGRANA (de vénéré mémoire) exprimait en 1969 : « Notre être propre d’africain ne doit pas nous être conféré de l’extérieur ». Le présent colloque nous situe donc à l’intérieur d’une œuvre de construction de la personnalité de l’homme noir ; nous avons l’obligation d’éclairer l’avenir par une réflexion qui initie la conscience de la jeunesse à la responsabilité de travailler pour la naissance d’un nouveau type d’intellectuel africain mature, adulte et responsable. En définitive, je souhaite que ce colloque de l’UCAO/UUB introduise tous les protagonistes du développement de cette institution dans la dynamique d’un savoir qui construit l’homme africain et l’aide à son épanouissement, à son salut et à la gloire de Dieu ! Que Dieu bénisse et féconde vos travaux ! Je vous remercie ! † Mgr Paul Yembuaro OUEDRAOGO Archevêque de Bobo-Dioulasso


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Finale karaoké 2010 des enfants

mardi 7 septembre 2010

La radio Ave Maria à Ouagadougou va avoir la finale du karaoké qu’elle a organisé pour les enfants ces vacances-ci. La dite finale aura lieu à Reem-Doogo sis à Gounghin, le dimanche 12 septembre à 15 heures. A cette occasion plusieurs artistes ont été invités. Rappelons que la marraine de l’événement est Toussy, la coqueluche de la musique moderne religieuse catholique dans notre Eglise Famille.

Sur le Web : http://