Ouverture de l’année de la Foi

Mot de Mgr Paul OUEDRAOGO
mercredi 7 novembre 2012
par  Ab Joseph KINDA
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Chers Fils et Filles de l’Eglise-Famille de Dieu qui est à Bobo-Dioulasso Rendons grâce au Seigneur qui continue de conduire son Eglise dans ce siècle, à travers les événements de l’histoire, à travers les joies et les peines, dans une espérance toujours plus grande.

ENTRONS DANS L’ANNEE DE LA FOI ET OUVRONS NOS CŒURS AU SOUFFLE NOUVEAU DE L’ESPRIT

JPEG - 44.8 ko Rendons grâce au Seigneur pour l’inspiration fort évangélique qu’à été pour l’Eglise en Afrique l’Exhortation post-synodale Africae Munus donnée par sa sainteté le pape Benoît XVI. Rendons grâce à Dieu pour la vivacité d’esprit, la sérénité et la lucidité avec laquelle il mène la barque de Pierre au milieu des vents contraires. La célébration d’une année dédiée à la foi est une providence de Dieu et une réponse de l’Esprit Saint à l’esprit du monde, une réponse de l’Esprit Saint au besoin de l’Eglise universelle. Une année dédiée à la Foi ! Cela nous engage personnellement et communautairement à remettre nos pas dans ceux de nos pères dans la foi : Abraham, Jacob, Moïse, Samuel et les prophètes, les apôtres et tous les saints. Ouvrir une année de la foi, c’est l’occasion de revenir aux sources et accepter que le Dieu en qui je crois, est « le Dieu d’amour et de Bonté », la source de la Vie. Accepter que cet amour et cette bonté ont été manifesté en Jésus-Christ le don de Dieu par excellence ; lui qui nous a aimés d’un amour total, lui qui s’est livré pour nous et qui, à chaque Eucharistie, se fait « pain rompu » pour nous par la force de l’Esprit Saint. Oui frères et sœurs, c’est en ce Dieu d’amour et de bonté que nous croyons. Alors pour chacun, croire devient imitation de cet amour et de cette bonté, imitation de Jésus dans le don de soi pour plus d’humanité et de fraternité dans nos familles et tous nos milieux de vie. L’épisode de Bartimée, l’aveugle de Jéricho que nous venons d’entendre, est celui qui a inspiré la conclusion de l’Exhortation post-synodale Africae Munus : « lève-toi, il t’appelle ».(Mc10, 49) Cet épisode vient bien à propos nous dire que la foi, c’est un appel vers ce Dieu de bonté ; que la foi, c’est un appel de la bonté de Dieu pour nous, que la foi, c’est un engagement (un bondissement) vers la bonté, que la foi enfin, c’est quitter la terre de l’obscurité et de solitude, pour aller à la lumière du Christ et être ensemble, avec nos frères, des porteurs de la Bonne Nouvelle du Salut. Je nous invite donc à entrer dans cette année pastorale en faisant de la prière de l’aveugle Bartimée, notre cri de confiance. I- A l’écoute du saint Père

Le contexte dans lequel le pape ouvre cette Année de la Foi est très significatif à plusieurs titres. Un synode ordinaire des évêques est réuni en ce moment à Rome autour de la « Nouvelle Evangélisation ». Benoît XVI a conscience que la crise de la foi est profonde et que sans un renouvellement de l’Eglise dans la foi, une nouvelle évangélisation ne sera pas possible. Cette ouverture coïncide également avec le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile œcuménique Vatican II (11 octobre 1962). Le bienheureux Pape Jean XXIII avait convoqué en son temps, à Rome, tous les évêques du monde pour réfléchir et méditer sur « l’aggiornamento » de l’Eglise, c’est-à-dire à son renouvellement intérieur. Cette ouverture de l’Année de la Foi coïncide enfin avec le vingtième anniversaire de la parution du « Catéchisme de l’Eglise Catholique ». Le bienheureux pape Jean-Paul II offrait à l’Eglise, dans ce document, un condensé de la Foi Catholique pour servir de guide à l’importante œuvre d’évangélisation par la catéchèse. Nous le voyons donc, cette ouverture de l’Année de la Foi est une interpellation et une invitation adressées à chacun de nous ; une invitation à entrer en nous-mêmes et favoriser le ressourcement intérieur de notre foi par l’Esprit Saint ; une invitation à retrouver cette communauté des disciples du Seigneur Jésus et qui a le devoir impérieux de faire de son témoignage de foi, un moyen privilégié de la Nouvelle Evangélisation. II- La Foi, un don de Dieu à chaque chrétien La Foi est un don de Dieu. Elle ne s’impose pas. Dieu la donne à tout homme qui, dans la droiture de sa conscience, s’ouvre à plus que lui-même. La foi en Jésus-Christ, Parole définitive de Dieu « en ces temps qui sont les derniers » (He 1, 2), est un don gratuit que Dieu fait à l’homme pécheur et pour lequel il assure lui-même l’éducation et la maturation à travers la parole des prophètes d’hier et d’aujourd’hui. Le choix de la foi Catholique est personnel et il résonne avec force dans le cœur de chacun de nous pour nous rendre capable de sérénité et de confiance profonde en toute circonstance. Chacun devrait pouvoir dire tout simplement avec la même sincérité que l’Apôtre Paul : « Je sais en qui j’ai mis ma foi ». (2Tim 1, 12) La Nouvelle Evangélisation que le pape Benoît XVI souhaite pour l’Eglise et pour le monde aujourd’hui passe par la conviction profonde et la fierté légitime d’être chrétien catholique. Nous-mêmes, dans notre Eglise-Famille de Dieu qui est à Bobo-Dioulasso, engagés pour relever le défi de la réconciliation et de l’Unité dans la vérité et l’amour, nous ne marcherons dans cette vision que si chacun de nous, à un niveau personnel, se laisse renouveler de l’intérieur dans sa foi profonde et dans son attachement à Jésus-Christ. Dans la nouvelle naissance où Jésus nous a plongés par le baptême, nous avons été lavés de toute souillure, de tout péché et de tout ce qui s’oppose à la Vie de Dieu en nous. Nous laisser renouveler dans notre foi, revient donc à nous réconcilier avec la grâce de notre baptême, pour devenir davantage ce que nous sommes : un disciple de Jésus-Christ, un témoin authentique de son amour.

III- La Foi, un engagement communautaire

Le contexte social, politique et même religieux dans lequel l’Eglise doit annoncer Jésus-Christ aujourd’hui, demande une nouvelle pentecôte. Le Cénacle de nos quiétudes et tranquillités doit s’ouvrir ; les prisons de nos peurs et de nos timidités doivent laisser place à la « vie de ressuscité ». La Foi en Jésus Ressuscité devient aujourd’hui plus qu’hier un engagement pour Lui, avec Lui et par Lui. L’Apôtre Pierre nous le dit justement : « être baptisé, ce n’est pas seulement être lavé des souillures de la chair, mais s’engager envers Dieu avec une conscience droite… » 1 P3, 21. En définitive, être baptisé, n’est ni plus ni moins que de prendre un engagement, accepter une mission au nom du Christ. En Eglise, nous avons aussi le devoir du témoignage d’unité et de charité « c’est à l’amour que vous aurez le uns pour les autres qu’on reconnaitra en vous mes disciples » (Jn 13, 35). La mission, quand bien-même elle est d’abord personnelle, elle ne peut être féconde que lorsqu’elle nous lie les uns aux autres dans la charité évangélique. Autant personne n’annonce le Christ sur une île déserte, autant personne ne peut l’annoncer véritablement en solitaire décharné. Le premier écho de l’Evangile en nous, le premier témoignage véritable, acceptons-le, c’est le témoignage de l’amour fraternel. Nous pouvons alors nous rappeler à ce niveau la mission à l’horizon 2015 que nous nous sommes donnée : « Les membres de l’Eglise Famille de Dieu à Bobo-Dioulasso (évêque, prêtres, personnes consacrées, catéchistes, laïcs), nous nous engageons personnellement et communautairement à bâtir des équipes et des communautés priantes, fraternelles et multiculturelles, promotrices de Justice et de Paix, dans notre famille ecclésiale et dans notre société ». Notre engagement personnel vis-à-vis du Christ, mon engagement vis-à-vis de la mission diocésaine, passera nécessairement par le chemin de la réconciliation : réconcilié avec notre Foi, réconcilié avec notre baptême, réconcilié avec nos engagements sacerdotaux, avec nos Vœux et Conseils Evangéliques. Alors comme je le disais dans l’élan de la SE.DI.PA 2012 : Membres de l’Eglise-famille de Dieu qui est à Bobo-Dioulasso, renouvelés dans notre foi, réconcilions-nous pour être artisans de paix. Je le redis avec la force, l’insistance et le cœur de l’Apôtre Paul : « Nous vous en supplions au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2Cor5, 20) Fils et Filles de l’Eglise-Famille de Dieu qui est à Bobo-Dioulasso, notre entrée dans l’Année de la Foi ne saurait être seulement une célébration d’un moment. Nous avons à lui donner le caractère d’un Engagement au Quotidien. Aussi, je souhaite ardemment avec chacun de vous que cette Entrée dans l’Année de la Foi imprime la marque de l’Esprit sur Notre Vivre Ensemble, sur Notre Prier Ensemble, sur Notre Travailler Ensemble, sur Notre Etre Ensemble. Dans un élan de foi renouvelée, puissions-nous permettre au Christ Lui-même de s’émerveiller : « Voyez comme ils s’aiment ! » Tout au long de cette année, au fil de nos Eucharisties où Dieu se donne en nourriture pour nous vivifier, demandons-lui toujours la grâce de vivre en chrétien heureux de l’être ; demandons-lui toujours la grâce d’accepter de nous offrir avec le Christ en sacrifice pour le bien de son Eglise ; demandons-lui toujours la grâce de vivre avec sincérité et profondeur notre engagement chrétien à travers la liturgie, les sacrements et notre vie en église, en famille, dans les différents secteurs d’activités. En définitive, demandons-lui la grâce de faire de notre vie personnelle et communautaire une eucharistie offerte pour sa plus grande gloire et pour le salut de l’humanité. Amen ! QUE DIEU BENISSE ET FECONDE LES EFFORTS DE CHACUN ET DE TOUS !

† Mgr Paul Y. OUEDRAOGO Archevêque de Bobo-Dioulasso


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Finale karaoké 2010 des enfants

mardi 7 septembre 2010

La radio Ave Maria à Ouagadougou va avoir la finale du karaoké qu’elle a organisé pour les enfants ces vacances-ci. La dite finale aura lieu à Reem-Doogo sis à Gounghin, le dimanche 12 septembre à 15 heures. A cette occasion plusieurs artistes ont été invités. Rappelons que la marraine de l’événement est Toussy, la coqueluche de la musique moderne religieuse catholique dans notre Eglise Famille.

Sur le Web : http://